Je suis l’un des vôtres parce que dans ma vie celui à qui je dois une reconnaissance infinie, cette personne qui m’a rendu un service que même un parent n’aurait pas pu le faire, est Kabiyè.

Je suis l’un des vôtres parce que certains de mes beaux-parents sont Kabiyè de Kpario, une localité qui fait l’enjeu de cette lettre. Je suis, enfin, l’un des vôtres parce que du sang Kabiyè coule dans mes veines.

Ma mère est du clan Bʊgʊm, un clan Kabiyè immigré en pays Tem bien longtemps avant la colonisation. Sœurs et frères Kabiyè, certains de vos, plutôt de nos frères son en train de jouer avec le feu.

Grisés par la détention frauduleuse des armes de combat de la république, ils s’autorisent à bafouer les droits des non-Kabiyè du Togo, particulièrement les droits coutumiers des voisins Tem.

C’est parce qu’il s’agit d’affaires coutumières que j’envisage l’affaire de Kpario sous l’angle des rapports entre ethnies. Reprenant l’article 143 de la Constitution de 1992, l’article 88 de la récente Constitution du 6 mai 2024 dit: «La République togolaise reconnaît la chefferie traditionnelle en tant que gardienne des us et coutumes».