L'objectif principal de ce texte est de renforcer la gouvernance du secteur, de le rendre plus attractif pour les investissements et d'assurer son équilibre financier. Ces trois piliers visent à moderniser l'approvisionnement en électricité du pays.

Parmi les avancées notables, le projet de loi reconnaît officiellement le stockage de l'électricité, une pratique jusqu'alors tolérée sans cadre juridique clair. Cette reconnaissance ouvre la voie à une meilleure intégration des solutions de stockage dans le réseau.

La loi introduit également le concept de "client éligible", distinguant ainsi deux catégories d'usagers : ceux qui peuvent accéder aux réseaux de tiers et les autres. Cette mesure vise à diversifier les modes d'approvisionnement et à encourager les contrats directs avec les producteurs.

Le texte prévoit aussi le déploiement de compteurs intelligents, assortis d'exigences de cybersécurité, pour une gestion plus précise de la consommation et de la facturation. Des zones économiques spéciales bénéficieront de dispositions spécifiques pour diversifier leur approvisionnement, y compris par l'autoproduction.

Enfin, le projet de loi annonce le raccordement progressif des réseaux isolés au réseau national, une mesure qui s'inscrit dans une perspective de long terme pour étendre la couverture électrique.