Il a mis en avant l'importance de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée pour la liberté de navigation, la prévention des trafics illicites et la protection des espaces maritimes. Le Président Gnassingbé a indiqué que la Chine, de par son poids dans le commerce mondial, peut contribuer au renforcement des capacités africaines dans ce domaine.

La sécurité économique est indissociable de la sécurité maritime, a-t-il rappelé, expliquant que les perturbations sur les routes maritimes mondiales affectent directement les économies africaines par le coût des transports, le prix des énergies et les chaînes d'approvisionnement. Le Togo aspire à capter plus de valeur ajoutée autour de son port de Lomé, premier port à conteneurs d'Afrique de l'Ouest, en développant des zones industrielles et des services logistiques performants.

L'économie bleue, axée sur la maîtrise des connaissances et des technologies marines, est également un enjeu majeur. Le Président togolais a exprimé le souhait que la Chine aide l'Afrique à former des spécialistes, à partager des données et à développer des institutions de recherche dans ce secteur.

Concernant la proposition de Xiamen comme siège du Secrétariat de l'Accord sur la diversité biologique marine, M. Gnassingbé a souligné que cet accord représente une opportunité pour les pays africains, à condition qu'ils puissent participer pleinement à sa gouvernance. Il a reconnu les atouts de Xiamen, notamment ses infrastructures modernes et son expérience maritime, tout en insistant sur la nécessité pour le Secrétariat d'aider les pays en développement à renforcer leurs capacités de recherche et d'accès aux données pour une participation effective.